FEB : un « cliff-edge Brexit » doit être écarté

En cette période de déconfinement et de reprise accélérée de l’activité économique se tiendra demain lundi 15 juin une rencontre politique de haut niveau entre Boris Johnson, Charles Michel et Ursula von der Leyen. Dans ce cadre, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) insiste sur l’importance d’éviter un « cliff-edge Brexit » et regrette l’éventualité d’une non-prolongation de l’actuelle période de transition au-delà du 31 décembre.


Press, COMMUNICATION & EVENTS
14 June 2020

Les entreprises sont particulièrement inquiètes des très faibles résultats engrangés durant les quatre récents cycles de négociations. Elles redoutent les conséquences très négatives d’un scénario de « cliff-edge » le 1er janvier prochain.

La FEB espère dès lors qu’un signal politique fort en faveur d’une accélération des négociations sera donné par les deux parties lors de ce contact à haut niveau.

Si des progrès rapides dans la négociation ne sont pas au rendez-vous, la FEB regretterait qu’on n’envisage pas une prolongation de l’actuelle période de transition au-delà du 31 décembre, comme notre fédération l’a déjà souligné par le passé. Ceci, afin d’éviter une situation chaotique au 01/01/2021 qui viendrait s’ajouter à la gestion déjà difficile des conséquences du COVID-19. Bon nombre d’entreprises ne sont pas préparées à un « cliff-edge Brexit » en raison du flou juridique entourant cette question. Il s’avérera peut-être nécessaire de donner plus de temps à la négociation dans l’espoir qu’elle débouche sur un accord ambitieux et équilibré. Un pareil accord devra comporter des dispositions ambitieuses, notamment en matière d’obstacles tarifaires et non tarifaires, de règles d’origine, de coopération réglementaire, d’échange de données ou de mobilité professionnelle. Le tout avec des garanties sérieuses en matière de saine concurrence et d’intégrité du marché intérieur.

La FEB n’est pas la seule à formuler cette demande. Elle a également abordé la question de la prolongation de la période de négociation auprès de la coupole européenne des employeurs BusinessEurope et constaté à cette occasion que plusieurs fédérations patronales de différents autres États membres européens partagent le même avis.

« Le COVID-19 est déjà responsable d’un ralentissement économique sans précédent de 10% en moyenne en Europe. La dernière chose dont nous avons besoin est d’ajouter de nouvelles perturbations, alors que les entreprises et les citoyens mettent toute leur énergie à sortir de cette crise. Par conséquent, nous attendons un message politique fort des autorités européennes et britanniques en faveur de l’accélération des négociations en vue d’un accord ambitieux et équilibré, si nécessaire en donnant plus de temps à la négociation. Une prolongation de 1 à 2 ans de la période de négociation est la meilleure chose que le Royaume-Uni et l’UE puissent maintenant décider ensemble. Et puisque gouverner, c’est prévoir, nous appelons aussi les autorités belges et européennes, et les entreprises, à intensifier leur préparation aux changements qui interviendront au 01/01/2021, avec ou sans accord, quand le Royaume-Uni quittera le marché intérieur et l’union douanière », conclut Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB.

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