La FEB a organisé une rencontre entre les principales fédérations d’employeurs du pays et la Commissaire européenne Hadja Lahbib, en charge des portefeuilles de l’égalité et de la préparation et gestion des crises.

La FEB a accueilli positivement les premières priorités de la nouvelle Commission von der Leyen-2, à savoir le renforcement de la compétitivité des entreprises et la simplification de textes européens récents (le processus « Omnibus »).
S’agissant des questions d’égalité, la FEB a souligné son plein soutien aux objectifs poursuivis. Mais elle a attiré l’attention de la Commissaire Hadja Lahbib sur les très nombreuses difficultés rencontrées par les entreprises dans le cadre de la mise en œuvre de la récente directive UE sur la transparence des rémunérations (« pay transparency »). Ce texte risque d’engendrer de nombreux problèmes pratiques, vu son inadéquation avec les méthodes et bonnes pratiques dans notre pays. De plus, il s’accompagne de nombreuses lourdeurs administratives et risque d’augmenter considérablement les coûts salariaux. Il ne s’agit en effet pas que d’un instrument de rapportage. Le texte ouvre aussi la possibilité de créer des droits individuels pour chaque travailleur, ce qui conduira à des augmentations salariales au cas où l’employeur n’arrive pas à justifier l’écart.
S’agissant de la gestion de crises, au sujet de laquelle Mme Lahbib et son administration ont récemment publié une stratégie, la FEB a indiqué que les entreprises sont ou risquent d’être confrontées à de multiples menaces disruptives, qui peuvent mettre à mal la continuité de leurs activités. Elle a dès lors accueilli positivement l’annonce de dialogue et de concertation entre les autorités et le secteur privé à ce sujet. Dans ce cadre, elle a souligné que les entreprises ont besoin de sécurité juridique lorsque les autorités envisagent des mesures qui peuvent affecter leurs opérations, telles que des obligations de stockage ou des restrictions aux exportations de produits finis ou de composants.
De manière générale, la FEB estime qu’il importe que les intérêts belges soient correctement connus et pris en compte au plan européen. Cette rencontre s’inscrit dans cette logique.
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