Le 14 octobre 2026, les employeurs belges ont reçu à la FEB une délégation tripartite ougandaise, dans le cadre d’un projet d’échange coordonné par Enabel, l’agence belge de coopération internationale.
Les partenaires sociaux et les autorités de l’Ouganda souhaitaient renforcer leurs capacités respectives en découvrant les mécanismes institutionnalisés du dialogue social en Belgique, les meilleures pratiques en matière de relations professionnelles et les systèmes de négociation collective sectorielle. Il s’agissait ainsi de leur permettre de mener un dialogue social efficace afin de faire progresser, dans leur pays, le programme de l’OIT en faveur du travail décent.

Des spécificités belges qui surprennent
Les mécanismes du dialogue social en Belgique sont le fruit de près de 80 années, au cours desquelles se sont développées des caractéristiques qui surprennent souvent nos invités étrangers, comme l’indexation automatique des salaires, l’absence de personnalité juridique des syndicats ou encore le remboursement partiel de la cotisation syndicale dans de nombreux secteurs. La délégation ougandaise s’est notamment intéressée au taux de couverture des CCT (100 %) et au niveau élevé d’affiliation à une organisation d’employeurs (76 %), selon les données de l’OCDE, ainsi qu’à la gestion bipartite de notre système de sécurité sociale.
Enfin, les dossiers actuels liés au marché du travail (pénuries de main-d’œuvre, flexibilité, intelligence artificielle, etc.) et les coûts élevés du travail ont donné lieu à des échanges intéressants entre les deux délégations nationales.
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