Le comité de gestion de la sécurité sociale, réuni fin juin, s’est penché sur l’actualisation du budget pour 2025, sur les préfigurations pour 2026 ainsi que l’estimation pluriannuelle 2027-2030.
Evolution positive en 2026
L’année 2026 enregistrera pour la première fois une croissance des dépenses qui est moins élevée que l’évolution des recettes. Les recettes de cotisations augmenteront de 1,4 milliard EUR tandis que les dépenses de prestations (hors soins de santé) augmenteront de 390 millions EUR. Cette évolution est positive, les réformes du gouvernement, visant à encourager effectivement le travail, montrent leurs premiers impacts. C’est le cas notamment de l’impact de la limitation dans le temps et de la dégressivité renforcée des allocations de chômage, de la hausse de l’âge légal de la pension à 66 ans (décision du gouvernement précédent) et de l’adaptation du mécanisme d’indexation des prestations. Les mesures influencent également le côté recette avec leur impact positif sur l’emploi.
Evolution d’ici à 2030
Sur la période 2026-2030, les dépenses de prestations (pensions, chômage, maladie-invalidité, accidents du travail, maladies professionnelles) augmenteront de 9,7 milliards EUR. Le gouvernement a pris la décision de supprimer l’enveloppe bien-être pour cette législature (jusqu’à 2029 compris) et de la remplacer par une enveloppe spécifique pour les groupes les plus vulnérables. Cette décision influence de manière considérable les chiffres des dépenses. Un montant de l’enveloppe bien-être théorique est repris pour l’année 2030.

L’augmentation des dépenses de prestations dépend de la hausse du nombre d’allocataires (effet volume), de l’impact de l’indexation des prestations (impact indice-pivot) ainsi que des adaptations des montants hors indexation (autre impact). Les impacts des mesures prises par le gouvernement viennent, au contraire, contrebalancer ces évolutions à la hausse (variations impact des mesures).
Selon les prévisions, les dépenses de soins de santé devraient croître de 6 milliards EUR d’ici à 2030.
Sur la période 2026-2030, les dépenses de prestations (pensions, chômage, maladie-invalidité, accidents du travail, maladies professionnelles) augmenteront de 9,7 milliards EUR.
Quelle est l’ampleur du déficit ?
Après un déficit juste en dessous de 7 milliards en 2025, ces évolutions conduiraient à une certaine amélioration de la situation en 2026, avec un déficit qui se situerait autour de 6,4 milliards EUR. Selon les estimations, le déficit repartirait à la hausse dès 2027, pour atteindre un peu plus de 10 milliards en 2030. Ces prévisions pluriannuelles sont quand même plus basses que celles publiées il y a quelques mois avant la mise en place du gouvernement. La prise en compte des premiers impacts des mesures du gouvernement influence en effet positivement la situation budgétaire de la sécurité sociale.
| La viabilité financière de notre système de sécurité sociale est mise sous pression par différents défis, dont l’inactivité (e.a. malades de longue durée) ainsi que le vieillissement démographique. L’accord de gouvernement constitue une base solide pour les futures réformes indispensables à la pérennité du système. |
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