Actualités • 28 avril 2025

Commémoration de l’attentat à la bombe contre la FEB (1985)

Il y a quarante ans, dans la nuit du 1er mai 1985, une voiture piégée explosait devant les bâtiments de la FEB, tuant deux pompiers. Il s’agissait d’une attaque des Cellules communistes combattantes (CCC). Ces terroristes ont mené dans notre pays une guerre contre le capitalisme, l’establishment et l’OTAN. La FEB, cible de la CCC, a organisé un moment de recueillement en toute sérénité sur le lieu de l’attentat.

Parmi les décombres tourbillonnaient les restes de tracts sur lesquels on pouvait lire : « Danger ! Voiture piégée. Prévenez vos collègues et fuyez rapidement sur la rue, et au plus loin. Ne touchez surtout pas au véhicule ! ». L’avertissement était clair. Un article récent du magazine Humo relate à nouveau les faits : devant le bâtiment de la Fédération des entreprises de Belgique, une camionnette blanche est en feu. Deux pompiers qui se sont précipités sur place voient trop tard les tracts d’avertissement et perdent la vie lorsque la voiture piégée explose quelques instants plus tard. Les dégâts sont énormes. Deux morts et 13 blessés, tel est le terrible bilan.

La violence est contre-productive

Il s’agissait du neuvième attentat des Cellules communistes combattantes (CCC). Utilisant des bombes artisanales, ces terroristes ont mené dans notre pays une guerre contre la bourgeoisie, le capitalisme, l’establishment et l’OTAN. Ce que nous avons décrit il y a 40 ans comme les années de plomb est à nouveau d’actualité aujourd’hui. C’est pourquoi la FEB estime qu’il est si important que nous continuions à nous souvenir des conséquences de la violence meurtrière de l’époque. Comme preuve ultime que la violence gratuite n’engendre rien de bon.

La violence est contre-productive et sape toute crédibilité. Tout au plus, vous ferez brièvement les gros titres du JT, mais en fin de compte, la violence entraîne davantage de problèmes et de polarisation. D’ailleurs, n’est-il pas irréel que même ceux qui se précipitent au secours des autres soient aujourd’hui la cible d’une violence irréaliste ou incontrôlable ? « Quelle qu’en soit la cause (idéologie, frustration, colère et impuissance ou problèmes sociaux, économiques et politiques plus profonds), la violence n’est jamais justifiée », souligne Pieter Timmermans, CEO de la FEB.

Les organisations telles que celles réunissant les partenaires sociaux ont le devoir de s’opposer fermement à toute forme de violence. Parce que toute concertation s’arrête là où la violence commence. Alors que la discussion et le dialogue sont précisément la seule voie vers des solutions pour vivre et travailler ensemble en tant qu’êtres humains. Pieter Timmermans espère que cette conviction pourra apporter du réconfort aux familles et aux amis qui ont perdu leurs proches ici il y a 40 ans. « Et un soutien pour ceux qui ne perdent pas courage et qui continuent à travailler jour après jour pour une société sûre et humaine. »

À l’occasion du quarantième anniversaire de ces événements, la maison d’édition Borgerhoff & Lamberigts a publié le livre « Bloedrood » (EAN 9789464946727) sur la terreur des CCC, dans lequel l’attentat contre la FEB est commenté en détail par l’auteur Paul Ponsaers, professeur émérite de l’Université de Gand.

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A propos des auteurs
Stefan Maes
Communication & Events