Dans les prochaines semaines, la FEB se penchera successivement sur un aspect du marché du travail afin de mettre en exergue la nécessité d’agir et de mettre en place les réformes indispensables pour redynamiser notre marché de travail, et ce, afin d’atteindre le taux d’emploi de 80%.
Les perspectives actuelles de l’économie et plus particulièrement du marché du travail ne sont pas très optimistes. La création d’emplois ralentit, après une création nette d’emplois de plus de 100.000 unités en 2022 et de 40.000 unités en 2023, la création atteindrait à peine 20.000 emplois cette année, 30.000 en 2025 et 40.000 en 2026.
L’activité dans l’intérim, un très bon indicateur de la conjoncture et de la situation du marché du travail, poursuit malheureusement sa baisse, amorcée début 2022.
Le nombre de faillites repart à la hausse depuis son niveau plus bas en 2021, avec déjà plus de 2.200 faillites sur les 7 premiers mois de 2024 et plus de 17.900 emplois perdus.
Coup d’œil sur la population en âge de travailler et sur notre marché du travail

Parmi les personnes en âge de travailler, la part qui est active s’élève à 76,1%, face à une proportion de 23,9% de personnes inactives, ou plus de 1,6 millions ! Notre pays score ainsi moins bien que nos pays voisins au niveau des taux d’activité et d’inactivité. Pour rappel, la population active regroupe tant les personnes en emploi que les chômeurs.

Vers un taux d’emploi de 80%
L’année dernière, 72,1% des personnes âgées de 20 à 64 ans étaient en emploi, ce qui est bien moins que la moyenne européenne de 75,3%. Nos pays voisins enregistrent également de meilleurs taux d’emploi : les Pays-Bas (83,5%), l’Allemagne (81,1%) et la France (74,4%). Il y a donc encore du chemin à parcourir pour atteindre l’objectif de 80% de taux d’emploi d’ici 2030 (550.000 personnes supplémentaires de la tranche d’âge des 20-64 ans).

Près de 3 personnes sur 10 au chômage ou inactives
Bien que l’activation et l’intégration des personnes sur le marché du travail soient des priorités en Belgique, des différences régionales existent tant en termes de situations et de caractéristiques que de défis et de mesures à mettre en place.
Parmi les personnes inactives, on retrouve le nombre préoccupant des 500.000 personnes qui sont malades depuis plus de 1 an (longue durée) (31% du total des inactifs). Ensuite, on compte également les chômeurs non disponibles ainsi que les personnes au foyer. Attention, bien que les étudiants soient comptabilisés parmi les personnes inactives, l’éducation et la formation de la population et des jeunes reste un élément-clé dans leur insertion sur le marché du travail.

Les indicateurs rassemblés dans ce premier article démontrent la nécessité d’instaurer de véritables réformes du marché du travail si l’on veut atteindre le taux d’emploi de 80%. Pour atteindre cet objectif, il faut intervenir à plusieurs niveaux : miser davantage sur une réelle activation des chômeurs (plus rapide et en instaurant une limitation dans le temps des allocations de chômage), améliorer l’intégration des malades de longue durée et encourager l’allongement effectif des carrières. Ces éléments doivent également s’accompagner d’une amélioration de l’attractivité du travail, autrement dit, faire en sorte que le travail rapporte plus que le non-travail. Retrouvez davantage d’informations sur nos priorités pour la Belgique à l’horizon 2030 via ce lien.
Le prochain article du dashboard portera sur les défis auxquels notre marché du travail est confronté et quelles mesures seront nécessaires afin d’atteindre le taux de 80%.
Lire plus d'articles sur:
