Le comité de gestion de la sécurité sociale s’est réuni en mars et s’est penché sur le budget 2026 ainsi que sur les évolutions attendues pour la période 2027-2031.
En 2026
Les chiffres confirment qu’en 2026 les dépenses de prestations devraient pour la première fois évoluer moins rapidement que la croissance des recettes de cotisations. La croissance des dépenses de prestations atteindrait 0,4% cette année, ce qui correspond à une hausse d’un peu plus de 270 millions. Cette évolution plus « maîtrisée » des dépenses résulte des premières mesures prises au niveau du marché du travail.
Évolutions attendues d’ici à 2031
Les recettes de cotisation augmenteront de 10,7 milliards EUR d’ici à 2031 tandis que les dépenses de prestations (hors soins de santé) progresseront de 10,5 milliards EUR. Si l’on tient compte du poste des soins de santé, la croissance des dépenses atteindra 18,6 milliards. En nombre absolu, ce sont les pensions (+9,2 milliards) et les soins de santé (+8,1 milliards) qui connaîtront les hausses les plus élevées. Ensuite arrivent les dépenses pour les indemnités maladie et invalidité (+1,7 milliard). Si l’on regarde la croissance en pourcentage par poste, les taux s’élèvent à 22,7% pour les soins de santé, 21,4% pour les pensions et 11,6% pour les indemnités maladie et invalidité.
Malgré des évolutions positives attendues en termes budgétaires, la situation reste préoccupante.

Selon les estimations les plus récentes, après un trou de 6 milliards en 2025, le déficit s’élèverait à plus de 5 milliards cette année. Il devrait continuer à se creuser les prochaines années.
Constat positif : les premières mesures déjà instaurées par le gouvernement ainsi que celles annoncées contribuent positivement au financement de la sécurité sociale. Les prévisions à moyen terme sont en effet plus favorables que celles énoncées précédemment, puisque le déficit se « limiterait » à un peu plus de 8 milliards en 2031 (face à plus de 10 milliards lors des estimations de juillet 2025).
Constat plus mitigé : malgré ces évolutions positives attendues en termes budgétaires, la situation reste préoccupante étant donné que la détérioration se poursuit année après année. Une maîtrise des dépenses reste un enjeu essentiel. Les dépenses (y compris soins de santé) ont toujours tendance à évoluer un peu plus rapidement que les recettes de cotisations.
Que retenir des dernières estimations ?
En conclusion, les évolutions attendues vont dans le bon sens sous l’impact des réformes du gouvernement. Mais ce n’est pas suffisant. La situation n’est pas sous contrôle et des efforts supplémentaires seront nécessaires pour assurer la pérennité financière de la sécurité sociale. Les défis, notamment au niveau du marché du travail (hausse du taux d’emploi, activation et retour à l’emploi), sont encore bien présents.
Lire plus d'articles sur:
