En tant que principale organisation d’employeurs du pays, nous nous efforçons de créer une société durable reposant sur une économie saine. Je reste convaincu que la Belgique peut devenir le pays le plus prospère du monde… si nous agissons ensemble pour notre société. Soutenus par les 100 chefs d’entreprise les plus influents de notre pays, nous avons voulu réitérer ce message d’espoir à l’intention du Premier ministre Bart De Wever.
Le Premier ministre a accepté notre invitation et est venu expliquer les priorités politiques du nouveau gouvernement fédéral en faveur d’une économie compétitive et d’un meilleur environnement pour les entreprises. Également à l’ordre du jour : l’impact des incertitudes géopolitiques actuelles sur les secteurs d’activité et les efforts visant à réduire la surcharge administrative.
La réunion a eu lieu à un moment crucial, étant donné l’urgence de réformes structurelles pour renforcer l’économie belge et maintenir sa compétitivité sur la scène internationale. Le gouvernement De Wever propose de profondes réformes socio-économiques, ainsi que des assainissements, dans un monde extrêmement instable. Les entreprises ont un rôle crucial à jouer. Les fédérations sectorielles membres de la FEB représentent 80 % des exportations et 75 % de l’emploi privé en Belgique. En outre, 40 % de cet emploi privé est généré par des entreprises opérant dans au moins deux Régions de notre pays. Il s’agit dès lors de leviers indispensables pour soutenir les changements et les transitions.
Le message des entrepreneurs était donc très clair. Les réformes envisagées dans les domaines du marché du travail, des pensions, de la migration, etc. doivent être traduites en législation concrète le plus rapidement possible. Ce gouvernement réformateur se doit de le faire. Ce n’est qu’à cette condition que l’économie pourra soutenir durablement notre prospérité.
Un répit administratif
Lors de la rencontre, le besoin – urgent – d’un répit administratif a également occupé une place importante dans le débat. Récemment approuvé par la Commission européenne, le paquet Omnibus I contenant des mesures visant à simplifier certaines obligations légales pour les entreprises va déjà dans la bonne direction.
Le paquet Omnibus I n’est pas une tentative de dérégulation, mais un exercice de simplification ciblé.
Je suis curieux de savoir comment il sera déployé concrètement. Contrairement à ce que certains affirment, il ne s’agit pas d’une tentative de dérégulation, mais plutôt d’un exercice de simplification ciblé et nécessaire. Il doit permettre aux entreprises de poursuivre la transition durable de notre économie sans qu’une complexité technique excessive et des formalités inutiles ne viennent compromettre les objectifs initiaux des textes de loi.
Nous comptons donc également sur le gouvernement fédéral pour soutenir les propositions de ce paquet Omnibus. En premier lieu, en adoptant unanimement et inconditionnellement, en tant que pays, une position claire et favorable envers ces propositions au sein du Conseil de l’Union européenne. Ce soutien inconditionnel offrirait aux entreprises des perspectives et une marge de manœuvre supplémentaire pour faire ce qu’elles doivent faire et ce en quoi elles excellent : innover, croître, créer de la valeur et de la prospérité. Si elles peuvent se concentrer sur leurs activités principales sans être étouffées par des charges administratives superflues, elles pourront améliorer leur productivité, leur créativité et leur compétitivité. Une vision clairement partagée par la Belgique entrepreneuriale et politique.
Voir le reportage photo ici.
Lire plus d'articles sur:
