Actualités 21 janvier 2026

Cotisations sociales – Premier trimestre 2026

Quels sont les taux des cotisations sociales pour le premier trimestre
2026 ? Vous les trouverez dans le tableau ci-dessous qui indique le pourcentage des cotisations personnelles et patronales dues tant pour les ouvriers que pour les employés ainsi que les totaux.

Par rapport au tableau du trimestre précédent, il y a plusieurs modifications. Les cotisations pour les tâches classiques au FFE s’élèveront à 0,32% pour les entreprises occupant moins de 20 travailleurs et 0,37% pour les entreprises à partir de 20 travailleurs. La cotisation pour le chômage temporaire diminue pour s’élever à 0,09%. La cotisation fonds amiante sera due pour les 3 premiers trimestres en 2026.

(1) Suite à la sixième réforme de l’Etat, une cotisation patronale de base a été introduite. Comme l’information est importante pour certaines applications, nous mentionnons toutefois les ventilations de taux historiques par secteur.
(2) Non compris la cotisation de 10,27% calculée sur les rémunérations brutes de l’année précédente à 108%, à payer au plus tard le 30 avril. Cette cotisation pourrait augmenter en 2026 (cf. supra).

Pour rappel, depuis la mise en place du tax shift et plus particulièrement depuis le 1er janvier 2018, le taux facial s’élève à 25% pour les travailleurs du secteur marchand. La baisse progressive des cotisations patronales à 25% est entrée en vigueur au deuxième trimestre de 2016. Cette diminution vers 25% est obtenue par le biais d’une réduction progressive de la cotisation patronale de base et de la cotisation de modération salariale. Juridiquement, la cotisation patronale de base pour les travailleurs de la catégorie 1 (secteur marchand) de l’article 330, premier alinéa de la loi-programme (I) du 24 décembre 2002 est ramenée de 22,65% à 19,88%. D’autre part, la diminution s’opère également sur la cotisation de modération salariale qui passe de 7,35% à 5,12%.

Le taux de cotisation pour la formation et l’emploi de groupes à risque dépend des conventions sectorielles conclues à ce sujet. À défaut de dépôt de conventions sectorielles, le taux est fixé à 0,10%. Cette cotisation doit être payée par les employeurs qui n’ont pas déposé de convention collective de travail à ce sujet au Greffe de la Direction générale Relations collectives de travail du Service Public Fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale. Les employeurs ont jusqu’au 1er octobre de l’année visée par la CCT pour déposer une telle convention collective au greffe précité.

Travailleurs licenciés

La dernière version de l’article 39ter de la loi du 03.07.1978 relative aux contrats de travail est entrée en vigueur le 01.04.2025. Les travailleurs licenciés à partir de cette date moyennant un préavis (ou une indemnité qui y correspond) d’au moins 30 semaines, ont droit à un budget forfaitaire unique de 1.800 EUR en vue de suivre et de financer des mesures d’employabilité.

L’ensemble du préavis (ou de l’indemnité) de licenciement est scindé en 2 parties :

  • 1re partie = 2/3 de l’ensemble, avec minimum 26 semaines
  • 2e partie = reste de l’ensemble

La cotisation patronale sur la seconde partie est destinée à l’ONEM et utilisée pour financer des mesures de promotion de l’employabilité.

Dans le cadre de la déclaration trimestrielle, l’ONSS nous a fait part des instructions suivantes :

Adaptation à partir du deuxième trimestre 2025

Les cotisations patronales qui sont prises en considération pour la mesure sont déclarées dans la zone DmfA “cotisation patronale destinée aux mesures augmentant l’employabilité” dans le bloc “Occupation – informations”.

Début de préavis ou d’indemnité de rupture à partir du 01/04/2025 : le montant total des cotisations patronales (calculées) pour la 2e partie doit être déclarée sous la 1ère ligne d’occupation qui comprend le début de la 1ère partie. Cela concerne une zone dans le bloc “Informations ligne d’occupation” et n’a pas d’impact sur les cotisations patronales à percevoir.

Plus d’infos sur : Instructions administratives ONSS – 2025/2 > L’établissement de la DmfA

Le tableau indique, pour chaque secteur de la sécurité sociale, le pourcentage des cotisations personnelles et patronales dues tant pour les ouvriers que pour les employés ainsi que les totaux, et ce en fonction du nombre de travailleurs occupés dans l’entreprise. Pour les employeurs et les travailleurs assujettis à tous les secteurs de la sécurité sociale, les cotisations séparées par secteur ont été remplacées par une cotisation globale.

Quelques cotisations ne figurent pas dans ce tableau, mais sont reprises ci-dessous :

  • la cotisation spéciale de sécurité sociale perçue sur les salaires des travailleurs depuis le 1er avril 1994 ;
  • la cotisation de 8,86% due sur les versements des employeurs pour les avantages de pensions extralégaux ;
  • actuellement, le taux de cotisation pour les vacances annuelles que les employeurs doivent payer s’élève à 15,84 % sur la masse salariale déclarée à 108 %. Compte tenu des sommes avancées par le régime durant la période covid (assimilation des jours de chômage temporaire corona, sans contrepartie), les partenaires sociaux ont demandé au Gouvernement d’adapter temporairement les cotisations patronales et travailleurs afin de restaurer progressivement l’équilibre du régime. Cet accord prévoit une augmentation de 0,12 ppt de la cotisation patronale destinée aux vacances annuelles des ouvriers, et ce à partir de 2026. Cette mesure n’a toutefois pas encore été exécutée par le Gouvernement. Au vu des dernières prévisions, ces pourcentages devront très probablement être revus à la hausse ;
  • les cotisations perçues par l’ONSS pour les Fonds de sécurité d’existence ;
  • les cotisations spéciales dites «Decava» sur les régimes de chômage avec complément d’entreprise (RCC) et Canada dry (compléments aux allocations de chômage complet) ;
  • la cotisation spéciale de 48,53% (éventuellement doublée) sur les compléments aux crédit-temps temps plein et mi-temps accordées en application d’accords individuels ou d’accords d’entreprise ainsi qu’en application d’accords sectoriels conclus après le 30 septembre 2005 ;
  • la cotisation sur les voitures de société et sur l’allocation de mobilité ;
  • la cotisation de solidarité de 8,13% due sur l’embauche d’étudiants ne donnant pas lieu à un assujettissement à la sécurité sociale: 5,42% à charge de l’employeur et 2,71% à charge du travailleur. Depuis le 1er janvier 2012, les taux de cotisation différents selon que l’étudiant est occupé pendant les mois d’été ou pendant l’année scolaire sont remplacés par un taux de cotisation unique pour toute l’année ;
  • la cotisation de solidarité de 33% due, depuis le 1er janvier 2009 sur le paiement ou le remboursement par l’employeur des amendes de circulation du travailleur ;
  • La cotisation spéciale sur certaines pensions extralégales, ou cotisation «Wijninckx»  est portée à 12,5% (au lieu de 3% actuellement) dès l’année de cotisations 2026 (loi portant dispositions diverses du 18 décembre 2025);
  • La cotisation d’activation introduite par la loi-programme du 21 décembre 2017. Cette cotisation s’applique depuis le 1er janvier 2018 aux employeurs qui mettent en non-activité des travailleurs “âgés”. Son montant est augmenté au 1er janvier 2024 et se situe entre 40% et 50% du salaire brut. Le pourcentage dépend de l’âge du travailleur concerné (les tranches d’âge restent inchangées) et du suivi, par le travailleur d’un reclassement professionnel (possibilité de réduction de la cotisation). Il convient de noter qu’à partir du 1er janvier 2024, il n’y a plus de possibilité de bénéficier d’une dispense de la cotisation. Un taux réduit est possible sous certaines conditions ;
  • La cotisation de responsabilisation contrats de travail journaliers successifs dans le secteur intérimaire. Le calcul de la cotisation est effectué par période de 6 mois et la 1ère facturation à l’égard du client-utilisateur est prévue pour octobre 2023 ; 
  • La cotisation de solidarité concernant l’incapacité de travail due par les employeurs occupant en moyenne 50 travailleurs pour les travailleurs majeurs1 qui n’ont pas encore atteint l’âge de 55 ans au début de l’incapacité de travail et qui sont reconnus en incapacité de travail depuis plus de 30 jours. La cotisation de solidarité s’élève à 30% de la somme des indemnités d’incapacité primaire dues pour la période de deux mois, calculée de date à date, à partir du trente et unième jour d’incapacité de travail primaire du travailleur.
  1. 1. La cotisation n’est toutefois pas due pour plusieurs catégories de travailleurs tels que les flexi-jobs, les intérimaires, les travailleurs occasionnels, etc. ↩︎

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A propos des auteurs
Alice Defauw
Centre de compétence Emploi & Sécurité sociale
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