Chaque année, la FEB analyse l’évolution des charges sociales sur les salaires que les entreprises paient en contrepartie du travail effectif des travailleurs. L’année 2025 a enregistré une hausse des charges sociales tant au niveau des ouvriers qu’au sein des employés.

Différents éléments expliquent l’évolution observée.
Les cotisations pour les missions classique ont augmenté (par rapport à 2024) pour s’élever à 0,17% ou 0,22% selon que l’entreprise occupe moins de 20 travailleurs ou 20 travailleurs ou plus. La cotisation pour le financement du chômage temporaire a également augmenté pour atteindre 0,16%.
Au sein des ouvriers, le nombre de jours d’absence couverts par le salaire garanti pour la première et deuxième semaine a augmenté, tandis qu’il a diminué pour la troisième et quatrième semaine. Globalement sur la période d’un mois, le nombre de jours d’absence couverts par le salaire garanti a légèrement augmenté au sein des ouvriers. Il a également augmenté au sein des employés.
Le nombre de jours d’absence couverts par une indemnité AMI a augmenté au sein des ouvriers et des employés.
Chez les ouvriers, nous avons également tenu compte de la suppression du jour de carence qui entraîne un coût pour les employeurs (0,22%) et fait augmenter les cotisations patronales.
En conclusion, les charges sociales s’élevaient en 2025 à 65,61% pour les ouvriers et 61,22% pour les employés.
FEB – Les charges sociales que doivent supporter les employeurs restent élevées, malgré la diminution observée avec la mise en place du tax shift1. Celui-ci a toutefois constitué un élément positif et indispensable pour encourager et stimuler la croissance et l’emploi.
- 1. Dans le cadre du tax shift, le gouvernement avait, entre autres, dès 2018 décidé de ramener progressivement la cotisation patronale sur les salaires de 32,40% à 25%. ↩︎
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