Ce 16 mars 2026, Pieter Timmermans, CEO de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), a officiellement présenté Jan Vander Stichele en tant que nouveau président de la principale fédération d’employeurs du pays, et la plus représentative aussi. Le nouveau président reprend le flambeau de René Branders, CEO de FIB Belgium, dont le mandat s’est achevé aujourd’hui. Jan Vander Stichele assurera pendant trois ans la présidence de la FEB, ainsi que du Groupe des Dix, le principal organe de concertation entre syndicats et employeurs.

Jan Vander Stichele est président du célèbre fabricant de biscuits Lotus Bakeries. Cette entreprise familiale belge renommée, fondée en 1932, affiche un parcours international impressionnant.
Le président entrant était déjà actif au sein de fédérations professionnelles. Ces trois dernières années, il a siégé au sein du Comité stratégique de la FEB. Avant cela, il a occupé la fonction de président de Fevia. Le paysage entrepreneurial lui est par ailleurs familier grâce aux mandats d’administrateur qu’il exerce notamment au sein d’Ardo Foods, de Beaulieu International Group et du groupe hospitalier AZorg.
Je me réjouis de collaborer avec Jan Vander Stichele. Son expérience internationale, sa connaissance profonde du tissu entrepreneurial belge et sa volonté constante de maintenir un dialogue constructif avec les syndicats et les différents gouvernements feront de lui un président solide et visionnaire. Nous sommes fiers qu’il prenne les rênes de la FEB pour les trois prochaines années et reconnaissants de voir son expertise, son réseau et son engagement mis au service de l’entrepreneuriat en Belgique.
Trois axes pour renforcer la compétitivité et le rôle de la Belgique en Europe
Assumer la présidence de la FEB signifie agir immédiatement sur nos priorités : renforcer la compétitivité de nos entreprises, redonner une place centrale au commerce international et reprendre le dialogue socioéconomique. Je suis convaincu que, grâce à cela, nous pouvons bâtir une Belgique plus résiliente et plus ambitieuse. Ensemble, faisons de la FEB un moteur de transformation et de croissance
Dans son discours inaugural, Jan Vander Stichele reconnaît l’ampleur des défis auxquels les entreprises belges sont confrontées : recul de l’activité dans de nombreux secteurs, perte de compétitivité industrielle, volatilité géopolitique et pressions réglementaires croissantes au niveau européen.
Il souligne également la nécessité de renforcer la résilience des entreprises face aux risques disruptifs (énergie, chaînes d’approvisionnement, cybersécurité), un thème au cœur de la campagne BE PREPARED lancée par la FEB en 2025.
Par ailleurs, le nouveau président de la FEB met en avant trois priorités stratégiques :
- Redonner de l’élan à la compétitivité des entreprises : des coûts énergétiques réduits, un marché du travail plus flexible et mieux connecté aux réalités économiques, une réduction drastique des charges administratives, tout en évitant d’introduire de nouvelles contraintes.
- Défendre un commerce international ouvert et stratégique : avec une économie dans laquelle un emploi sur trois dépend du commerce international, la Belgique doit rester ouverte aux marchés mondiaux et soutenir la conclusion d’accords commerciaux attendus avec, entre autres, le Mercosur et l’Inde.
- Reprendre le dialogue socioéconomique, e.a. au travers du Groupe des Dix. Pendant des années, les employeurs et les syndicats ont bénéficié de l’espace nécessaire pour contribuer aux réformes. Maintenant que ces réformes sont enfin mises en œuvre, il y a de la résistance. Et c’est précisément là qu’une opportunité se dessine : notre modèle de concertation est précieux et unique. Le Groupe des Dix, le Conseil national du Travail, le Conseil central de l’économie, la gestion paritaire de la sécurité sociale : tous doivent prouver que la concertation fonctionne.
Enfin, en tant que président entrant de la FEB, Jan Vander Stichele fait également de l’importance des entreprises familiales un axe prioritaire pour une Belgique entrepreneuriale dynamique et compétitive. « Les entreprises familiales disposent d’atouts uniques : elles pensent à long terme, en générations plutôt qu’en trimestres. Elles sont guidées par des valeurs et sont profondément engagées, même durant les périodes difficiles. Elles sont l’une des pierres angulaires de notre économie. »
Consultez les discours ici :
Lire plus d'articles sur:
