La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) se félicite des réformes du marché du travail approuvées aujourd’hui par le parlement. Ces mesures constituent un pas important vers un marché du travail plus flexible et davantage tourné vers l’avenir.
Les réformes comprennent notamment la suppression de l’interdiction générale du travail de nuit, avec des règles adaptées pour la distribution et l’e-commerce, ainsi qu’une simplification substantielle des procédures d’introduction du travail du soir et du travail de nuit. Par ailleurs, le contingent d’heures supplémentaires volontaires est porté à 360 heures par an, dont 240 heures bénéficient d’un traitement fiscal et social favorable.
Des avancées sont également à relever sur le plan administratif : les entreprises disposeront de davantage de flexibilité dans la gestion des règlements de travail, tandis que le volume minimal de prestations d’un travailleur à temps partiel est ramené à 1/10e d’un emploi à temps plein. Enfin, un plafond de 52 semaines est introduit pour les délais de préavis applicables aux nouveaux contrats.
La plupart des mesures entreront en vigueur le 1er juin 2026. L’extension des heures supplémentaires volontaires s’applique rétroactivement à partir du 1er avril 2026.
Position de la FEB
La FEB réagit positivement à ce paquet de réformes.
Ces mesures apportent à nos entreprises l’oxygène dont elles ont impérativement besoin et rapprochent notre modèle de marché du travail de la réalité économique. La suppression de l’interdiction générale du travail de nuit et la simplification des procédures sont essentielles pour renforcer notre compétitivité, en particulier dans des secteurs comme la distribution et l’e-commerce, où la Belgique accusait jusqu’à présent un désavantage structurel par rapport aux pays voisins.
Selon la FEB, ces réformes créent la marge nécessaire pour permettre aux entreprises de réagir plus souplement aux fluctuations de la demande. L’extension des heures supplémentaires volontaires constitue à cet égard un instrument important pour absorber des surcroîts temporaires de travail dans un contexte de pénurie persistante sur le marché du travail, tout en offrant aux travailleurs la possibilité d’augmenter leur pouvoir d’achat grâce au régime favorable.
En mettant en place un cadre de travail plus moderne et plus flexible, nous renforçons l’attractivité de notre pays comme terre d’investissement et réduisons le risque de délocalisation. C’est un pas dans la bonne direction vers un marché du travail plus dynamique et plus résilient.
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