Les interlocuteurs sociaux, réunis au sein du Groupe des Dix, ont élaboré une alternative préférable à tous égards au « centenindex », dont la pertinence a été confirmée tant dans les médias que dans le monde académique. Après le nouveau report du vote final, les interlocuteurs sociaux insistent fortement sur une concertation de fond avec le gouvernement dans les prochains jours.
En effet, le rejet de cette alternative constitue une occasion manquée pour tous. Nous entendons les préoccupations budgétaires du gouvernement. La proposition alternative est plus favorable, à la fois pour le budget fédéral et pour les budgets régionaux. Cette alternative se distingue par sa simplicité. À l’inverse, le « centenindex » introduit une complexité considérable, appelée à produire des effets pendant des années, et susceptible d’alimenter des tensions sociales. Il intervient enfin dans un domaine qui relève des interlocuteurs sociaux, alors même que l’alternative bénéficie du soutien partagé des employeurs et des travailleurs de ce pays. Le « centenindex » se traduira par une baisse des salaires pour les travailleurs et par une hausse des coûts pour les employeurs, contrairement à la proposition alternative. Les interlocuteurs sociaux ne comprennent donc pas que ce mécanisme continue d’être privilégié, au détriment d’une solution plus avantageuse, plus simple et largement soutenue.
Si des accords conclus et portés par les interlocuteurs sociaux ne peuvent plus constituer une base solide pour organiser les relations sociales dans ce pays, nous craignons un chaos social et économique, dans le secteur privé comme dans le secteur public.

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