Les attentes élevées entourant la COP29, la conférence internationale sur le climat qui s’est tenue en novembre dernier à Bakou, en Azerbaïdjan, n’ont pas été comblées. Certains sujets clés à l’ordre du jour, tels que le financement de l’action climatique internationale, ont fait l’objet d’un traitement insuffisant. La FEB était également présente afin de soutenir le point de vue des employeurs. Voici un bref résumé des quatre thèmes principaux pour la FEB.

1. Financement de l’action climatique internationale
Le New Collective Quantified Goal (nouvel objectif collectif quantifié, NCQG) était un point crucial au programme de la COP29. Alors que les pays développés devaient contribuer au financement de la lutte contre le changement climatique à hauteur de 100 milliards de dollars par an jusqu’en 2025, il importait maintenant de fixer un objectif plus ambitieux pour la période 2025-2035. C’est pour cette raison que la COP29 a été baptisée par beaucoup la « COP financière ».
Le résultat ? Le financement accordé aux pays en développement doit être porté à 1,3 billion de dollars par an d’ici à 2035 ; scénario dans lequel les pays développés contribuent à concurrence de 300 milliards de dollars par an. De nombreux pays en développement, qui sont les plus exposés aux effets du changement climatique, ont jugé ce montant décevant et ont évoqué un manque d’ambition. Certains pays sont allés jusqu’à quitter la salle lors de l’examen du texte final.
Actuellement, seuls les pays développés sont tenus de concourir à cet objectif. Les gros pollueurs, tels que la Chine et l’Arabie saoudite, ne sont pas inclus dans la base de contributeurs, mais peuvent apporter leur contribution sur base volontaire. En ce qui concerne le rôle du secteur privé et le burden sharing (partage des charges), le texte final n’offre aucune clarté. Il en va de même pour les conséquences potentielles si l’objectif n’est pas atteint.
2. Marché international du carbone
Des progrès significatifs ont toutefois été réalisés sur un point : l’article 6.4. Cet article a trait à la création d’un marché du carbone mondial et centralisé. À ce niveau, la COP29 a démarré sur les chapeaux de roue : dès le premier jour, les pays ont approuvé des normes établies précédemment et les règles méthodologiques entourant ce marché du carbone.
Alors qu’aucun consensus ne s’était dessiné à Dubaï l’année dernière, les parties sont parvenues cette année à conclure un accord sur le texte de l’article 6.4, à la fin de la conférence. Bien que le texte final ne soit pas encore parfait, nous en saluons l’adoption. Il est désormais essentiel d’accorder une attention et des efforts suffisants à la mise en œuvre efficace du mécanisme du marché.
La conférence sur le climat qui s’est tenue à Bakou a enregistré de bien maigres résultats, en dépit de grandes attentes. Sauf en ce qui concerne le marché du carbone.
3. Atténuation
Pour ce qui est de l’atténuation (la lutte contre les causes du changement climatique), les progrès enregistrés ont été bien plus faibles qu’espéré. Il est également intéressant de noter que plus aucune référence n’a été faite aux objectifs historiques décidés lors de la COP28 dans le cadre du bilan mondial : « transitioning away from fossil fuels » et « tripling renewable energy and doubling energy efficiency ».
4. Adaptation
Enfin, en matière d’adaptation (l’adaptation aux effets du changement climatique), quelques progrès ont été accomplis. Notamment en traçant une voie claire vers l’objectif mondial en matière d’adaptation (Global Goal on Adaptation), par le biais d’un programme de travail sur les indicateurs, afin que les travaux techniques puissent se poursuivre à l’horizon de la COP30.
Une confiance ébranlée
La COP29 n’a pas été à la hauteur des attentes élevées nourries à son égard. Ce résultat soulève des questions quant à la valeur de ces sommets mondiaux sur le climat. La COP30, qui se tiendra au Brésil, devra placer la barre très haut si elle veut rétablir la confiance rompue.
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