Actualités 03 février 2026

Comment se préparer à une cybermenace sérieuse ?

66 % (!) des entreprises belges ont subi une cyberattaque au cours des deux dernières années. Aucun secteur n’est épargné, mais certains sont plus souvent touchés que d’autres, notamment le secteur de la santé et les institutions financières. Identifier les actifs critiques de l’entreprise, sensibiliser et former les collaborateurs, souscrire une cyberassurance… ne sont que quelques-unes des tâches prioritaires.

La dernière édition de notre magazine REFLECT est consacrée au thème ‘BE PREPARED’, et notamment à la manière dont les entreprises peuvent se préparer à une cyberattaque. C’est loin d’être un luxe superflu, comme le montrent les chiffres. En 2025, plus de 7,5 millions de cyberincidents ont été signalés dans le monde, ce qui est plus qu’en 2024, avec une augmentation significative des attaques sur les environnements mobiles et cloud, selon une étude du Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB).

Les modalités d’attaque sont variées, même si le phishing et le ransomware restent les principales menaces. Les statistiques révèlent par ailleurs une sophistication croissante des méthodes utilisées et une capacité d’adaptation constante des cybercriminels. L’impact économique des cyberattaques dépasse largement les seuls coûts techniques de remédiation. Pour les PME, le coût moyen d’une cyberattaque atteint 1,2 million EUR par incident. Le coût moyen d’une fuite de données est d’environ 58 600 EUR.

Outre les coûts directs, les entreprises subissent des dommages indirects majeurs tels que la perte de clients, un préjudice réputationnel…

L’impact économique des cyberattaques dépasse largement les seuls coûts techniques de restauration.

La prévention est une priorité stratégique

Paradoxalement, 46 % des attaques exploitent des erreurs humaines, alors que les technologies de sécurité deviennent de plus en plus sophistiquées. D’où l’importance de sensibiliser et de former les collaborateurs. À cet égard, la prévention doit constituer une priorité stratégique. Cela implique, d’une part, d’identifier et de protéger les actifs critiques (quels sont les systèmes et les processus dont l’indisponibilité paralyserait l’entreprise ?) et, d’autre part, de mettre en place des défenses techniques robustes (pare-feu de dernière génération, authentification multifactorielle, chiffrement des données sensibles, sauvegardes régulières et testées).

La formation continue du personnel et le renforcement de la vigilance collective sont des investissements rentables. Un collaborateur capable d’identifier un email de phishing peut éviter à son entreprise des pertes considérables.

Vous trouverez plus de do’s-and-don’ts pour renforcer la cybersécurité en cas de crise dans le toolkit ‘BE PREPARED Building Business Resilience in a Disruptive World’.

Anticiper est la clé de la continuité

La préparation est tout aussi importante que la prévention. La FEB a développé avec le CCB et le monde des entreprises une Cyber Incident Roadmap, qui décrit les différentes phases de la gestion des incidents, du repérage à la restauration complète.

Anticiper, c’est aussi s’assurer. Une cyberassurance est un des outils essentiels d’une stratégie cybernétique solide. Elle couvre non seulement les coûts directs d’un incident (expertise judiciaire, assistance juridique, récupération du système, etc.), mais aussi les dommages indirects (perte de revenus, préjudice réputationnel et réclamations en responsabilité civile, etc.). Pour de nombreuses PME, cela peut faire la différence entre la reprise et l’effondrement.

La version intégrale de l’article peut être consultée dans la dernière édition du magazine REFLECT.

Partagez cette page:

Lire plus d'articles sur:

A propos des auteurs
Nathalie Ragheno
Centre de compétence Droit & Entreprise
This site is registered on wpml.org as a development site. Switch to a production site key to remove this banner.