Dans le dernier numéro de REFLECT, Benoît Gilson, CEO d’Infrabel (*), met le focus sur la transformation du gestionnaire de réseau, qui mise résolument sur la fiabilité, la sécurité et le verdissement ainsi que sur le meilleur usage possible des deniers publics.

Si le premier grand défi d’Infrabel, et sans doute le plus important, c’est de satisfaire les clients et stakeholders, le second a pour nom « transformation ». Cette dernière est en marche depuis un moment – vers une entreprise moderne, connectée à son temps et à la société. « On a bien avancé et dans un certain nombre de nos (bonnes) pratiques, nous sommes au top. En ce sens que nous nous profilons comme un exemple, une source d’inspiration pour d’autres, en tant qu’entreprise publique, qu’entreprise tout court et qu’entreprise européenne. Mais nous devons poursuivre en ce sens. Une entreprise qui cesse de se transformer est une entreprise sans avenir. »
Écosystème d’expérimentation et de partage d’innovation
Benoît Gilson se révèle intarissable en matière d’innovation. Infrabel fait partie du Rail Open Lab. Créé en 2018, au départ avec le groupe SNCF et d’autres partenaires français (dont la RATP), ce projet de synergies renforcées embarque déjà plusieurs fournisseurs belges. Le Rail Open Lab crée un véritable écosystème d’expérimentation et de partage d’innovation entre différents secteurs (notamment l’aéronautique, l’automobile et l’agroalimentaire). Benoît Gilson : « Il faut dire que le secteur ferroviaire a jusqu’ici eu tendance à être un peu refermé sur lui-même. Or, nous avons beaucoup à apprendre d’autres secteurs. Par ailleurs, un tel projet ouvre des opportunités pour des entreprises belges de promouvoir leurs innovations sur d’autres territoires. »
Réindustrialisation
En 2024, Infrabel a signé un contrat pour la fourniture de 10.000 nouveaux dispositifs de détection des trains sur les rails. Avec Alstom Charleroi comme maître d’œuvre, et une entreprise flamande, Connect Group, et une entreprise wallonne, Alpha Innovation, pour la réalisation concrète. « Ce sont ainsi 80 millions EUR de produits réalisés de longue date loin de la Belgique qui reviennent chez nous. » La dernière innovation en date concerne le contrat passé avec l’entreprise anversoise Lamifil pour la fourniture de câbles caténaires sans cadmium, un métal que l’Europe va interdire. « Tous ces partenariats avec des entreprises belges sont exemplaires à plus d’un titre : ils garantissent la sécurité de l’approvisionnement puisqu’ils courent sur des périodes de 10 à 20 ans, mais ils permettent aussi la réinjection d’une part importante de la dotation d’Infrabel dans l’économie belge», conclut Benoît Gilson.
Lire l’intégralité de l’interview de Benoît Gilson dans le magazine REFLECT.
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(*) Le gestionnaire de réseau Infrabel est responsable de la construction, de l’entretien et du développement du réseau ferroviaire national.
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