Les présidents des Commissions Corporate Governance de huit pays ont réaffirmé le mois dernier leur engagement commun à soutenir et promouvoir des codes de gouvernance efficaces, fiables et tournés vers l’avenir, en tant qu’instruments essentiels pour la stabilité économique et la création de valeur à long terme en Europe.
Le mois dernier, les huit présidents, à savoir le forum informel des présidents des institutions nationales responsables du code de gouvernance d’entreprise en Belgique, en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Espagne, en Suède et au Royaume-Uni, ont discuté des évolutions majeures dans le domaine de la gouvernance d’entreprise en Europe.
Bart De Smet, président de la Commission Corporate Governance belge, a souligné l’importance d’une coopération par-delà les frontières pour promouvoir des principes de gouvernance soutenant la croissance économique.
Dans un contexte d’instabilité géopolitique et d’incertitude économique croissantes, les présidents réaffirment conjointement leur engagement en faveur des principes fondamentaux de la gouvernance d’entreprise : la responsabilité, la confiance et la transparence. Ces principes sont inscrits dans les codes de gouvernance nationaux et sont essentiels pour favoriser la création de valeur à long terme et la compétitivité des entreprises européennes.
La bonne gouvernance est un processus dynamique
Les présidents soulignent que les codes de gouvernance, au niveau tant national qu’européen, ne sont pas des recueils de règles statiques, mais des cadres dynamiques conçus pour guider les entreprises vers un succès durable.
« En tant que présidents, nous reconnaissons collectivement qu’une bonne gouvernance est une condition préalable à une croissance durable, à un leadership efficace et à la confiance des investisseurs. En cette période d’instabilité, les codes de gouvernance sont garants de la continuité et du cap à suivre, dont les entreprises ont tant besoin, et ils constituent une boussole stabilisatrice qui les aide à naviguer dans la complexité avec un objectif clair. Ils confèrent également aux entreprises la flexibilité nécessaire pour s’adapter, innover et être compétitives au niveau mondial. »
Les entreprises européennes opèrent de plus en plus dans un environnement réglementaire fragmenté et sont souvent confrontées à des normes internationales divergentes, voire contradictoires, comme en témoignent les débats actuels sur l’ESG et la DEI (diversité, équité, inclusion). En ces temps compliqués, les présidents soulignent que le succès à long terme passe par un leadership diversifié, l’intégrité, l’inclusivité et l’engagement des parties prenantes.
Une bonne gouvernance est une condition préalable à une croissance durable, à un leadership efficace et à la confiance des investisseurs.
Les décideurs politiques doivent fournir des cadres clairs
Il incombe aux instances normatives d’élaborer des cadres clairs, fondés sur des principes, qui permettent aux entreprises de viser à la fois la durabilité et la simplification. La gouvernance ne doit pas constituer un fardeau pour les entreprises, mais leur donner les moyens d’agir avec détermination et résilience, en comprenant les enjeux stratégiques. Les décideurs politiques doivent y contribuer par la mise en place d’une réglementation stable et proportionnée garantissant un alignement international maximal et favorisant un environnement, réglementaire qui permette aux entreprises et à leurs conseils d’administration de demeurer agiles et réactifs face au changement.
« La communication d’informations doit renforcer la transparence, mais ne doit en aucun cas remplacer la responsabilité de l’entreprise. Nos codes de gouvernance sont conçus pour soutenir la liberté d’entreprise. Cet équilibre est crucial pour que l’Europe puisse renforcer sa compétitivité et saisir les opportunités offertes par cette ère de transformation, marquée par de nouveaux défis tels que la cybersécurité et l’intelligence artificielle. »
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