Dans le Baromètre de la fiscalité belge, l’indicateur des charges sur le travail n’évoluera pas encore dans la bonne direction cette année. Dans ce domaine, la Belgique reste la championne des impôts au sein de l’OCDE.
L’étude annuelle de l’OCDE relative aux impôts sur les salaires vient d’être publiée, sur la base des chiffres de 2025. Le rapport belge y est quasiment identique à celui de l’année dernière. Sur un salaire brut moyen, environ 40% sont prélevés par l’État sous forme d’impôts et de cotisations sociales.1 Ce pourcentage reste le plus élevé de tous les pays de l’OCDE.
Pour les employeurs, cela signifie que 52,5% de leurs coûts salariaux n’arrivent pas dans les poches de leurs travailleurs, mais dans les caisses du Trésor public. En effet, les cotisations sociales patronales, qui s’élèvent en principe à 25% du salaire brut, s’ajoutent à ces 40% de prélèvements obligatoires sur le salaire brut.
En outre, le piège à la promotion reste toujours aussi important. Pour le travailleur ayant un salaire moyen, chaque euro d’augmentation du salaire brut ne lui laisse que 44 centimes en poche. Si c’est le coût pour l’employeur qui augmente d’un euro, il ne reste que 35 centimes en net dans la poche du travailleur.
Ces pourcentages très élevés s’observent déjà à partir du salaire moyen. Ils augmentent encore à mesure que le salaire progresse. Cela s’explique par la très forte progressivité de notre impôt des personnes physiques, qui reste parmi les plus élevés au monde.
En savoir plus ? Consultez notre Baromètre de la fiscalité belge pour un aperçu clair et compréhensible des charges sur le travail !
1 Sauf indication contraire, les exemples s’appliquent aux isolés sans enfants.
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