Actualités • 03 juillet 2024

Renforcement de la justice sociale et promotion des entreprises durables et du travail décent

112e Conférence internationale du Travail

Le 14 juin 2024 s’est achevée la 112e Conférence internationale du Travail, la réunion annuelle de l’Organisation internationale du Travail (OIT), à Genève. Environ 3.500 représentants de gouvernements, d’employeurs et de syndicats issus des 187 États membres ont pris part à deux semaines de débats au sein du « Parlement mondial du travail ».

© International Labour Organization – ILO

La session s’est déroulée dans une période de grande incertitude mondiale, marquée par des conflits persistants. Ces tensions géopolitiques ont ajouté un degré d’urgence supplémentaire aux discussions, étant donné que des pays du monde entier continuent d’être affectés par l’instabilité économique et la nécessité d’une coopération internationale plus étroite.

Cette année, la conférence a été marquée par le lancement de la Coalition mondiale pour la justice sociale. Cette initiative vise à renforcer la collaboration entre l’OIT et l’ONU, les institutions financières internationales, les banques régionales de développement et l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Elle présente la justice sociale comme « l’une des pierres angulaires d’un multilatéralisme renouvelé, nécessaire pour relever les défis actuels ». Le lancement de cette initiative s’est accompagné d’un engagement des employeurs à promouvoir le dialogue, à partager les meilleures pratiques et à mettre au point des solutions pratiques afin d’améliorer la justice sociale au niveau mondial.  

La conférence a amorcé un processus de normalisation en vue de l’adoption d’une norme internationale sur les risques biologiques, dans un délai de deux ans. À l’issue de débats difficiles, les résultats de cette année ont le potentiel pour déboucher sur des outils satisfaisants pour les employeurs en 2025, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.

Une attention particulière a été accordée à la commission en charge du travail décent dans l’économie du soin. Le résultat : une conclusion et une résolution axées sur une approche positive, pragmatique et pratique pour guider la promotion d’une économie du soin durable.

La discussion récurrente sur les principes et droits fondamentaux au travail (liberté d’association et droit de négociation collective, interdiction du travail des enfants, du travail forcé et de la discrimination, et milieu de travail sûr et salubre) a abouti à l’adoption d’un ensemble équilibré de conclusions et de recommandations. Celles-ci attirent particulièrement l’attention sur les besoins des petites et moyennes entreprises, ainsi que sur le soutien à ces dernières.

Enfin, la Commission de l’application des normes a examiné les conditions indispensables au bon fonctionnement de l’administration du travail. Elle doit tenir compte dans la même mesure des besoins des employés et des employeurs. Cette même commission a adressé un certain nombre de recommandations clés à quelque 24 gouvernements qui ne respectent pas suffisamment les normes sociales internationales.

En réponse au rapport détaillé du Directeur général Gilbert F. Houngbo, intitulé « Vers un nouveau contrat social », les employeurs ont appelé à privilégier une approche constructive, axée sur les politiques sociales et macroéconomiques qui s’imposent et qui profitent à la société dans son ensemble, plutôt que de consacrer de nombreuses ressources à des considérations théoriques approfondies sur un « nouveau contrat social ».

Vous pouvez lire ici l’intervention de la FEB par son chef de délégation Kris De Meester.

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Kris De Meester
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